Moniteur d’herbe

Semaine 17, 23 avril 2025

Herbe fraîche : qualité très élevée : 1050 VEM, 20% DS / 200gr de protéines brutes / 150gr de sucre

Croissance de l’herbe : 60 kg de MS / Ha / jour (pâturage) / 80 kg de MS (fauche)

Une éclaboussure de pluie et l’herbe sort de terre en rugissant. Une bonne traite peut être effectuée avec cette herbe de qualité et la part de « protéines provenant de la terre » augmente !

Normaliser la qualité de l’herbe

La teneur en sucre de l’herbe des pâturages passe actuellement de plus de 25 % à un taux normal de 15 %. Les protéines se normalisent également à 19-22 ER. Il s’agit de valeurs alimentaires « normales » et très bonnes pour l’herbe fraîche, qui constituent une valeur ajoutée absolue dans la ration, même dans les exploitations laitières à haut rendement. L’ajout de protéines peut être réduit au niveau du cornadis sans compromettre la densité énergétique de la ration. À ce prix du lait, il s’agit d’un bénéfice sur le plan des coûts et (souvent) sur le plan des revenus, après un hiver où les ensilages d’herbe et de maïs ont été souvent difficiles.

Parmi les éleveurs expérimentés, le pâturage se déroule généralement bien cette année. La croissance de l’herbe met un coup de fouet au taux de rotation cette semaine : de 30 à 20 jours, il n’y a pas d’exception. En d’autres termes, les parcelles sont sélectionnées pour être fauchées avec la première coupe (ou même plus tôt ; plus jeune). C’est formidable : plusieurs clients vont maintenant marcher dans les prés deux fois par semaine pour ne pas perdre de temps et être en mesure de prendre les bonnes décisions.

Première récolte d’herbe de 2025

Une petite partie de l’herbe a déjà été coupée. Le moment est venu de faire l’exercice de réflexion : quand vais-je tondre ? Cette année, il semble que nous ayons obtenu le droit de décider nous-mêmes du moment de la récolte et de ne pas laisser cette décision aux dieux de la météo. Quelques questions pour vous aider à déterminer le moment de la récolte :

Cet Observatoire de l’herbe a été rédigé par Obs’Herbe et soutenu par proFarm (analyses d’herbe fraîche) et le projet Terraé GAA AERE (agroécologie et résilience).